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Le Big Data au service d’une intelligence… artificielle

Le Big Data au service d’une intelligence… artificielle

Aujourd’hui, l’IT ce sont des programmes qui automatisent des actions sur des machines copiant ainsi l’humain en utilisant des informations digitalisées et des objets connectés, usant de cloud pour externaliser ces données et ces connaissances via une sécurité décentralisée (sans tiers de confiance) grâce à la Blockchain. Tout cela afin de permettre aux robots de remplacer l’humain dans les tâches difficiles grâce à une intelligence artificielle qui apprend ce que l’Homme lui demande d’apprendre.

 

Si l’homme désapprend en confiant son destin à ce qu’il crée, il perd l’esprit, le contrôle et la capacité de changer son avenir. Par contre, s’il continue à apprendre, à se retrouver, à partager, à vivre et à revivre, tout en donnant à ce qu’il développe le moyen d’apprendre aussi, il se rapprochera de l’essence de son existence et les évolutions de l’Homme et de la machine persisteront. En nous permettant de consacrer plus de temps les uns aux autres, en laissant la machine faire le sale boulot, nous pourrons ainsi tous sortir grandi de cette évolution.

Selon le cabinet d’étude IDC, d’ici à 2025, la « sphère de données mondiale » passera à 163 zettaoctets, un zetta correspondant à 1021, soit mille milliards de milliards ou un trilliard. Ce cabinet d’étude définit donc ici le nombre de données qui resteront stockées dans les diverses entreprises qui les monétisent. Si nous avions conscience de la valeur de nos données que nous échangeons à travers les différents réseaux, nous serions certainement plus vigilants. Avec le RGPD (Règlement Général de Protection des Données), ce partage de données pose des problèmes pour la protection de la vie privée. En effet, comment permettre aux consommateurs de disposer d’un droit à l’oubli et demander à une entreprise d’effacer toutes les données le concernant alors qu’il est impossible de connaitre l’ensemble des sociétés ayant accès à ces données ? C’est là toute la question du Big Data.

« Très souvent, les entreprises consacrent d’importantes ressources à la collecte de données en espérant qu’elles seront utiles à l’avenir. Elles se rendent compte alors que des éléments manquent ou que le niveau de qualité des données ne permet pas de les utiliser », commente Felix Sanchez Garcia. « Il est intéressant de noter que l’un des effets positifs du RGPD est que les entreprises sont obligées d’effectuer un inventaire des données et de réfléchir à ce qu’elles espèrent en faire. » La visualisation des données est au cœur de l’analyse des Big Data, car elle permet de corréler les données afin de faire émerger des patterns. Une IA entraînée àreconnaître, par exemple, une anomalie ou un dysfonctionnementpar rapport à une norme donnée peut ensuite traiter automatiquement toute une série de situations. Laissant ainsi un temps considérable pour les opérateurs. Les machines deviennent esclaves de l’Homme en sortant ainsi du carcan de l’Homme esclave de l’Homme. La récolte de ces informations de masse n’est pas mauvaise, mais ce que nous en faisons peut l’être et c’est ce critère qui devrait permettre de certifier une IA comme fiable ou non. Les assurances se réjouissent de pouvoir mettre la main sur nos données biométriques et les informations de santé aujourd’hui encore protégées par le serment d’Hippocrate, mais jusque quand ? Une IA permettant de calculer la police d’assurance en fonction de nos manières de vivre renverse la vapeur, cela rend l’Homme esclave de l’Homme.

Il y a deux vitesses à l’émancipation de ces intelligences artificielles (IA) se nourrissant des données que nous lui donnons. Pour être efficace, les données doivent être échangées entre les développeurs de ces IA. L’échange se fait via le net, il faut donc que lesdonnées puissent être numérisées et enregistrées sur un serveur décentralisé, autrement dit un cloud. Pour sécuriseretcrypterces informations, l’utilisation de la Blockchain est donc aujourd’hui monnaie courante. La  Chine a par ailleurs commencé à reprendre les choses en main, après douze mois de laisser-faire. La Blockchain décentralise où l’économie chinoise centralise : tout passe par Pékin. Les autorités chinoises ont encore récemment fermé plusieurs Bourses de crypto et confirmé l’interdiction des ICO (Initial Coin Offering) pour financer les projets Blockchain, alors que l’Europe fait l’inverse en tentant d’attirer les investisseurs. Même le régulateur financier de l’Union européenne réfléchit à la législation la plus adéquate pour les ICO. Pékin a également décidé de regarder de plus près les investissements de ses géants dans le secteur. Depuis 2014, le gouvernement Chinois a mis en place un système de note débitrice pour contrôler le comportementdit non conforme aux normes chinoises, lequel serait complètement opérationnel pour 2020. « Déjà 9 millions de personnes ne peuvent plus prendre de vols domestiques à cause d’un crédit social insuffisant » relèvent différentes enquêtes. D’autres montrent que les Chinois peuvent aussi baisser dans le classement car ils jouent trop aux jeux vidéo ou qu’ils s’adonnent à des activités futiles, comme effectuer des dépenses superflues ou passer trop de temps sur les réseaux sociaux. Bienvenue aux noces de Big Data et Big Brother.

 

« Faut-il utiliser l’IA dans tous les domaines ? Ce n’est pas une question technologique, mais une question pour l’être humain. Ce n’est pas tant la technologie qu’il faut questionner, mais notre capacité, en tant que collectivité humaine, à définir nos propres limites dans l’utilisation de telle ou telle technologie » répondait récemment le patron de Thalès lors d’une interview pour un article du célèbre hebdomadaire « Usine nouvelle ». Le développement de certains hommes ou femmes a souvent, pour ne pas dire toujours, été au détriment d’autres plus faibles. Pouvons-nous réellement parler d’évolution si la connaissance ne circule que dans une sphère privée ? Les possibilités de partage sont immenses, sachons les utiliser à bon escient pour ne pas reproduire nos erreurs et partageons ce qui nous libère plutôt que ce qui nous encombre.

 

 

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